Promise me no promises

Encore une bonne journée de travail au club de finesse où il est coach. René se sent satisfait. Il avait toujours compris qu’aider les autres à apprendre était une bonne chose. Mais jusque-là, il avait toujours cru que le bonheur, on le transmettait aux autres et que le but premier était de les aider à devenir meilleures. Maintenant, qu’il est coach, il voit les choses autrement : en aidant les autres, tu t’aides aussi. Et d’une certaine manière, quand ils nous laissent leur apprendre, nous les laissons nous apprendre aussi. Ils nous aident à découvrir nos lacunes, à les combler et à nous perfectionner.

Comme à l’accoutumée, Sarah, sa voisine l’attend dans un coin de la salle. C’est presque toujours elle qui le dépose chez lui, il n’a pas de voiture. Il enlève son T-shirt et regarde son reflet dans l’un des miroirs. Il est devenu tellement beau. À force de travail, il a fini par se forger un corps digne d’un dieu. À force de travail, il a fini par se forger un corps digne d’un dieu. On aurait dit qu’elle commettait un péché en le regardant. Son regard croise celui de René, elle baisse ses yeux, gênée, comme quelqu’un qui se faisait prendre en faisant une mauvaise action. Il se rhabille et va dans sa direction.

– On y va, lui dit-il.

Sarah prend son sac et se lève sans dire mot. Ensemble, ils sortent et prennent la direction de la voiture. Elle ouvre les portes et actionne l’engin. À force de rentrer ensemble, ils ont fini par devenir de bons amis qui papotent de tout et de rien. René est une personne ouverte, son sens de l’humour joue toujours en sa faveur. C’est le genre à pouvoir mettre le diable à l’aise au premier rendez-vous. Elle a toujours aimé cela chez lui. D’habitude, il arrive toujours à la faire rire, mais aujourd’hui, ils sont silencieux. Les deux épient l’autre du coin de l’œil. Ils le savent depuis quelques temps déjà : ils vont le faire. Il leur restait à savoir où et quand.

Ils arrivent devant la maison de René.

– Je voulais te demander une chose, lui dit-il.

– Je te suis toute ouïe, répond elle.

– Chez moi, depuis hier, j’ai un problème avec le système d’eau. J’aurais dû appeler un technicien ce matin pour arranger cela, mais je n’ai pas eu le temps. Pourrais-je prendre un bain chez toi, s’il te plaît.

– Aucun problème, répond Sarah, l’air pensive.

– Donne-moi juste deux minutes pour récupérer des habits propres !

Il descend de la voiture et revient quelques instants plus tard. La maison de Sarah est tout prêt. Ils ne mettent pas trop de temps à arriver. René la suit. Il commence à blaguer avec elle. Elle rit. L’atmosphère est détendue. Elle l’invite à s’asseoir au salon et à papoter en buvant un bon café.

– Tu prends ton café comment ? demande-t-elle.

– Noir, sans sucre.
Elle vient avec une cafetière, deux tasses et un peu de sucre pour elle, puis sert le café.

– Tu sais, j’adore le travail que tu fais avec nous à la gym, dit Sarah. J’ai déjà perdu neuf kilos, et là, quand je regarde mon corps, je me dis, que même si ça n’a pas été facile, ça en a valu la peine. Grâce à cela, je sais que je pourrai me sentir à l’aise dans mon corps. Et ça, vois-tu, c’est légèrement jouissif, dit-elle en souriant.

Il sourit légèrement à son tour, mais son visage ne tarde pas à devenir sérieux. Il la regarde droit dans les yeux, et lui dit :
– Tu es déjà magnifique.
Elle rougit légèrement.

– On a failli oublier pourquoi tu es là, dit-elle. Impolie comme je suis, je ne t’ai même pas montré la salle de bain.

Il ne répond rien. Elle se lève et lui fait signe de la suivre. Elle lui indique la salle de bain, il y pénètre, se déshabille et rentre direct sous la douche. Sarah de son côté, assise sur le lit paraît tourmenter. Elle a toujours été une fille curieuse. Avec le temps, c’est devenu une obsession et, à l’instant présent une seule question la tourmente : « Est-ce que René est aussi en forme en bas ? ».

Les hommes musclés ont toujours été sa faiblesse. Mais malheureusement, jusqu’à présent elle n’est jamais tombée sur un qui était aussi musclé de la verge que du corps. À force, elle avait fini par se dire qu’au pieu tous étaient peut-être des joueurs moyens ou de bas niveau. Mais René… oh René ! Ce type est devenu l’objet de ses fantasmes les plus bestiaux. Il est là tentation même… celui qui porte à commettre des pêchés.

Elle essaie de résister pour au final, marcher sur la pointe des pieds en direction de la salle de bain. La porte n’est pas fermée. On aurait dit que René l’avait laissée ouverte exprès. Elle se met sur quatre pattes et penche sa tête doucement en direction de la douche. Ses paupières s’ouvrent d’étonnement. Elle sursaute. Le type est monté comme un taureau. Sans être en érection, elle a l’impression que la verge de René la fixe.

Elle retire ses yeux de l’instrument de gloire, et s’assit devant la porte. Son cœur bat la chamade, elle essaie de dénouer ses émotions. Elle comprend que l’image l’excite. Elle a l’impression que son clitoris bouge au rythme de son cœur. Elle se dit qu’il est impératif qu’elle la revoit… au moins juste un peu.

Elle prend une longue respiration et refait le même mouvement, les yeux fermés pendant une seconde. Cette fois-ci, sa tête frappa un truc. Elle tremble légèrement et rouvre ses yeux et sa bouche simultanément. L’instrument est là, devant elle. Elle les lève en direction de René, gênée de s’être fait prendre.

Il lui sourit.

– Tu peux le toucher, si tu veux ! lui dit-il.

Bien qu’elle ne se fasse pas prier, elle ne peut s’empêcher de trembloter. Elle regarde l’objet de ses fantasmes, lève ses yeux d’une manière légèrement pudique en direction de René et, sans hésiter, mais la main toujours tremblotante à cause du stress, elle prend son pénis qui la seconde d’après, commence à bouger.

– Wow ! Dit-elle d’étonnement.

Il sourit. Son regard devient autoritaire. Il se penche et embrasse Sarah. Elle répond à son baiser et se met debout, osant toucher ce corps de rêve dont les images l’empêchent de dormir la nuit. René rouvre ses yeux. Sarah est tellement belle. Elle se met sur la pointe des pieds et l’embrasse au cou. Son rythme cardiaque augmente. Il a envie de faire toutes les promesses. Elle l’a compris, connaissant l’effet qu’elle fait aux hommes en général. Elle ne veut pas entendre des promesses. D’autres en ont fait et sont partis quand même. Elle ne veut pas penser aux autres.

– Oh Sarah…

– Chut ! lui dit-elle en le repoussant contre le mur. Ne dis rien ! Ne parle pas!

L’envie d’embrasser tout le corps de René est incontrôlable. Elle ne réfléchit plus et ose en commençant à embrasser ses pectoraux, tout en descendant plus bas. Tellement bas, qu’elle a fini par revenir à sa position initiale de Sainte qui prie sur ses deux genoux. Elle lève les yeux vers lui de la même manière pudique qu’elle l’avait fait avant. La verge de René, maintenant en érection, lui frappe le visage. Elle sourit malicieusement. Comme une enfant à qui on propose sa sucrerie favorite. Avec les deux mains, elle prend l’objet de ses désirs et le dépose sur ses lèvres en l’embrassant légèrement. Elle lève ses yeux vers lui et toujours, la bouche collée à sa verge, elle lui dit :

– Laisse-moi prendre soin de toi !

Ne dis jamais rien à personne ! (Méfiez-vous des personnes gentilles, Texte 2)

La majorité des parents noirs frappent leurs enfants quand ces derniers commettent une mauvaise action. La douleur physique étant selon eux le meilleur moyen de faire comprendre aux enfants que leurs actes ont des conséquences. L’idée étant de les fouetter pour éviter que ce ne soit la vie qui le fasse à leur place. Ma mère faisait partie de cette majorité.

Comme tous les enfants, parfois, je faisais n’importe quoi, et dans ces cas-là, elle me frappait. Elle ne le faisait pas pour un oui ou pour un non, le fouet était son dernier recours, pour me montrer qu’il doit y avoir une limite à toute chose. Cependant, je ne comprenais pas cela. Aucun enfant ne comprend, je crois… Et comme tous les enfants, quand elle me tapait dessus, pendant un court instant, je la prenais pour un monstre.

Carlos avait compris cela et à ces rares occasions, il profitait pour agrandir ce court instant d’incompréhension et d’interrogation en un instant plus long… bien plus long ! Me faisant sentir que je ne pouvais rien dire au monstre que ma mère était et que ma personne de confiance dans la maison devrait être lui, et non elle. Et chaque fois que l’occasion se présentait, quand ma mère était absente, il continuait à me toucher de la manière non-conventionnelle qu’il savait le faire, comme bon lui semblait.

Les jours passèrent, je communiquais moins avec les autres. Je me renfermai sur moi-même. À 10 ans, j’eus mes premières règles. Une étape très importante dans la vie d’une fille. Je ne comprenais pas ce qui se passait : j’avais été réveillée par la douleur, mes habits et les draps remplis de sang… En y réfléchissant bien, sur l’instant mon cerveau d’enfant paniqué avait peut-être reçu une image démesurée de l’état réel des draps !

Je ne paniquai pas tout de suite, mettant du temps à comprendre que le sang provenait de mon vagin. Quand je le compris enfin, je me souviens avoir hurlé de toutes mes forces. Mon beau-père et ma mère ne tardèrent pas à arriver dans ma chambre, pensant sûrement que c’était grave ou que j’étais en danger. Quelle a été leur surprise de voir que ma chambre n’avait rien d’anormal ! Plusieurs secondes se sont écoulées avant que ma mère ne remarque la tache de sang. Là, elle s’était assise à côté de moi, me prit dans ses bras calmement, puis me dit :

 » Ma chérie, ne t’inquiète pas, ce n’est rien.

– Comment se fait-il que je me sente mal, alors que ce n’est rien, maman ? lui questionnai-je, en pleurs.

– C’est une étape dans la vie de toutes les femmes, ma princesse. La douleur passera.  »

Je me calmai. Mes yeux se posèrent sur le visage de mon beau-père un court instant. Je crois l’avoir vu sourire de la même manière qu’il avait souri la première fois qu’il m’avait touché les seins. Cela ne dura pas, je crois ! Ma mère lui demanda gentiment de laisser ma chambre afin de me parler. Elle lui avait dit en riant :

« Nous allons avoir une conversation entre femmes, Grosse-Tête (c’était le surnom affectueux que ma mère lui donnait.), les hommes sont priés de sortir et d’aller vaquer à leurs occupations. »

Il ne se fit pas prier et sortit. Ma mère se lança dans un long monologue sur ce qui était en train de m’arriver. Elle essaya de chercher les mots justes afin de ne pas brusquer l’enfant que j’étais, se disant sûrement que j’allais comprendre au fur et à mesure que je grandissais. Elle aborda le moins de point possible, le strict minimum : l’hygiène. Ensuite, elle m’amena à la douche, me baigna, alla me prendre des serviettes hygiéniques, changea mes draps tout en discutant avec moi.

Je ne compris presque rien à ce qu’elle m’expliquait. Par contre, des instants après, quand il lui a fallu aller travailler et que mon beau-père en partant après elle, m’avait dit en souriant d’un air sournois, que j’étais maintenant une femme, certainement, j’avais compris ce que cela voulait dire. La panique que j’avais ressentie après ses mots est restée gravée dans ma mémoire. Elle n’en sortira jamais, je crois.

Un ou deux mois après, ma mère devait aller en province, au mariage de l’une de ses amies de longue date. Elle n’allait pas rester longtemps : elle partait pour revenir le lendemain matin. Elle m’avait préparé à manger, m’expliqua comment je devais me nourrir au cours de la soirée et nous laissât seuls à la maison, mon beau-père et moi. Ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait, par contre, c’était la dernière.

Carlos passa une partie de l’après-midi dehors. Il rentra vers les 20 heures. Il sentait l’alcool, ça se voyait au premier regard qu’il n’était pas dans son état normal. Il s’assit sur l’un des canapés, je ne me sentais pas menacé par sa présence. Je ne savais pas…
Je l’aidai à enlever ses souliers. Il m’avait apporté une glace, comme il le faisait souvent. Il me la donna, je m’assis à côté de lui pour la manger et pris le contrôleur, afin d’allumer la télévision.

« Jodi a se pa tele n ap gade » me dit-il .
Il m’arracha le contrôleur des mains. Sûrement faute à l’alcool, il me donna l’air d’un homme impatient, pressé d’accomplir une mission qui avait déjà duré assez longtemps. Il me prit la glace des mains pour la déposer.

« J’ai envie de finir ma glace, avais-je dit, d’une voix tremblante.

– Jodi a se pa krèm w ap manje avan non plis, répondit-il. »

Il me prit fermement pour me coucher sur le sofa. En deux ans, je m’étais habituée au fait qu’il me touchait les seins et ma culotte. Aucune autre personne n’avait pris connaissance de l’acte. Aucun signal d’alarme n’avait été déclenché et le fait que j’avais grandi dans cette situation m’avait privé du luxe de sentir la gêne et la panique au bon moment. Et puis d’ailleurs, il y en avait-il réellement un ? Je n’étais qu’une gamine toute seule face à un adulte. Il tenta de m’embrasser, son haleine sentait l’alcool, je tournai la tête.

« Tu me refuses, petite coquine ? Après tout ce que j’ai fait pour toi. Après tous ces cadeaux et toute cette attention ? Tu es maintenant une femme. Les hommes prennent soin des femmes. Laisse-moi prendre soin de toi ! J’ai assez patienté avec les préliminaires, laisse-moi te traiter comme la femme que tu es. »

À cet instant précis, le signal d’alarme avait enfin sonné. Je voulais fuir… je ne voulais plus qu’il me touche. Son haleine ne me plaisait vraiment pas. Le ton qu’il prenait non plus. J’essayai de me déplacer. Il me prit les mains et les pressa sur le divan pour ensuite déposer le poids de son corps sur moi. Il me faisait mal. La douleur déclenchait toujours un sentiment de panique en moi, je hurlai. Il déposa sa main sur ma bouche.

« Tout doux, ma chérie. Laisse ton papa prendre soin de toi !

La douleur augmenta. Je lui mordis les doigts, il hurla à son tour, et là, pour la première fois de toute ma vie, mon beau-père avait levé la main sur moi. Il me frappa à la tête avec une violence que je n’avais jamais connue avant me donna un deuxième coup sur la bouche et le nez. Mon sang coula. Je ne sentis plus la force de me débattre. Il enleva ma culotte d’un mouvement brusque et rentra en moi violemment.

Une fois…

Deux fois…

Trois fois…

73 fois… Je comptai 73 coups de reins ! Cet homme que ma mère et moi faisions confiance, m’a labouré la chair 73 fois. Je sentis mon bas-ventre se déchirer et le sang sortir de partout. Je perdis connaissance.

Le lendemain, ma mère rentra à la maison. Elle me trouva sur le divan, le corps ensanglanté. Elle pleura à chaudes larmes et hurla le nom de mon beau-père, il n’était pas là. Ses bruits me réveillèrent. J’essayai de bouger ma tête, mais me rendis compte rapidement, par la migraine que je sentis, que je ne trouverai pas la force de le faire. Ma mère vit cela. Elle courut vers moi et me prit dans ses bras en pleurs. Je pleurai avec elle.

« Qui t’a fait ça ma chérie, me demanda-t-elle ? »

Je ne saurai dire si elle connaissait déjà la réponse, je n’étais pas apte à interpréter les expressions de son visage. Je répondis et à cet instant précis son visage en pleurs laissa apparaître une autre expression. Dégoût… honte… remord… je ne saurais dire. Elle inspecta toute la maison. Mon beau-père n’était pas là. Quelques-uns de ses habits avaient disparu. Elle tourna en rond, quelques instants, puis, elle vint s’asseoir à côté de moi. Pendant un long moment, ce fut le calme complet. Ensuite, elle me porta à la douche, me baigna, puis m’amena dans ma chambre.

Elle me donna plusieurs comprimés et une infusion de tisane, ensuite elle me berça jusqu’à ce que je m’endorme, puis sortit. À mon réveil, des heures après, toute la maison était propre; sans aucune trace de sang, ou même de poussière. Le divan n’était pas dans le salon, il était dehors, en train de sécher. Ma mère m’invita à venir manger, je ne me fis pas prier, j’avais faim et elle m’avait préparé mon plat préféré. Nous ne nous dîmes rien pendant tout le repas. À la fin, je la regardai ; je suis sûre des expressions que j’avais vues dans ses yeux : de la honte, du gêne et de la douleur. Des larmes coulèrent sur ses joues, puis, elle leva sa tête, me regarda doit dans les yeux et me dit :

«  Ne dis jamais rien à personne !  »

Cette micronouvelle est la suite de :  » Méfiez-vous des personnes gentilles ». Pour lire l’autre, cliquez sur ce ce lien : https://valerydebourg.art.blog/2023/01/15/mefiez-vous-des-personnes-gentilles/

Méfiez-vous des personnes gentilles I

Les parents finissent toujours par décevoir leurs enfants, c’est inévitable. Cependant, rien ne dit qu’ils doivent commencer à le faire tôt. Mon père fait partie de ceux-là, ceux qui l’ont fait très tôt. Du plus, loin, que je me souvienne, il m’a toujours détestée. Et jamais, au grand jamais, il n’a raté l’occasion de me le prouver les rares fois que je le voyais. Un jour, il m’avait dit :

« On devrait mettre en prison les femmes qui a un moment de leurs vies ont fait exprès de tomber enceinte pour emprisonner un homme. Transformant ainsi à jamais la vie de ce dernier en le forçant à décider de ce qui est le mieux pour un être qu’il ne voulait même pas. »

C’était clair, il ne me voulait pas !

Ma mère l’aimait trop… beaucoup trop. Lui, non ! À l’exception des charmes de la pauvre, rien en elle ne lui plaisait. Elle le savait, et l’avait toujours su. Elle a tenté l’impossible pour le garder, mais toute chose a un coût, et l’impossible ne fait pas exception à la règle. Tout d’abord, elle s’est offerte à lui comme elle ne l’avait jamais fait avant. Elle voulait qu’en pénétrant son corps, il pénètre aussi son âme. Elle voulait qu’il le comprenne. Qu’il sache que tout n’était rien sans lui ! Qu’il sache qu’il était son tout et qu’elle voulait en être autant pour lui. Ce qu’elle n’avait pas compris à cette époque, c’était que même la meilleure baise au monde ne garantissait pas à une personne l’amour d’une autre. Quand elle l’eut compris, elle tenta autre chose.

Chez nous, dans les Caraïbes, les gens aiment dire : « A le cœur d’un homme toute femme qui a le contrôle de son ventre. » Elle tenta donc de l’amadouer avec la nourriture en osant espérer que tout comme un chien, mon père ne cesserait jamais d’être reconnaissant envers la main qui le nourrit. Elle le gâta. Il ne travaillait pas à l’époque, donc à longueur de journée, il pouvait se gaver des mets que préparait ma mère qui était l’une des meilleures cuisinières du pays.

Une fois, dans une interview, un journaliste lui avait demandé le secret de ses plats. Il se disait qu’il y avait peut-être un ingrédient secret ! Elle lui avait répondit qu’il n’y avait aucun secret et que ses plats étaient aussi bon parce que tout ce qu’elle faisait, elle le faisait avec amour !

Ma mère avait tort, ce n’est pas parce qu’on fait les choses avec amour qu’ils sortent forcément bien. L’amour ne se dompte pas. On ne décide pas où il doit être ou pas. Il vient s’imposer et fait sa loi. Là où il y a de l’amour, il y avait forcément un secret. Tout comme son corps, les plats de ma mère n’ont jamais rendu amoureux mon père. Quand il n’était pas ailleurs, sa tête et son cœur l’étaient. Elle a donc fait plus : elle a fait en sorte de tomber enceinte de lui.

Un enfant crée un lien à vie entre deux êtres. Il peut tout apporter ; il arrive aussi qu’il emporte tout ; mais quoi qu’il en soit, il est un ancrage, un petit être qui a en lui un peu de chacun. Ma mère s’est dite : « Être enceinte de lui, c’est le piéger. Il ne pourra plus partir. Il sentira qu’il a une dette envers moi parce que je lui ai fait don d’un être bien-aimé. Il se souviendra que le bonheur de ce dernier dépendra de lui et pour cela, il m’épousera et m’aimera ». Mais je suis née, et rien de tout cela n’avait été fait. Mon père est parti avec la ferme conviction de ne plus revenir et de la laisser seule, avec la gamine que j’étais.

Des mois passèrent, et l’amour que ma mère lui portait ne diminua point. Envers et contre tous, elle guettait avec impatience le retour de son bien-aimé. Se faisant belle, chaque matin, en espérant sa venue, mais s’endormant toujours chaque nuit avec moi comme unique compagnie.

Quand j’eus sept ans, lassée d’être seule, elle laissa entrer une autre personne dans sa vie, un homme : Carlo. Elle n’était pas amoureuse de lui, mais comme tout bon « bluffeur » il donnait l’impression qu’il se souciait d’elle et elle sentait qu’elle en avait vraiment besoin. Tout être à un moment donné à besoin de se sentir aimé pour ne pas sombrer. Il a frappé et elle l’a laissé entrer, pensant qu’une présence paternelle me ferait le plus grand bien. D’autant plus que l’idée de mettre au monde un autre petit être la tentait beaucoup.

Un jour, alors qu’on regardait un film au salon, lui, maman et moi, maman s’endormit au beau milieu. Sursautant et remarquant que le besoin de dormir était plus urgent que ce qu’elle pensait, elle rentra dans sa chambre, me laissant seule avec mon beau-père. J’étais assise par terre et lui sur le divan. Il m’invita à venir m’appuyer sur ses genoux. Pour que je sois beaucoup plus à l’aise, avait-il dit ! Je venais à peine de fêter ma huitième année. Il était si gentil et me montrait tellement d’attention qu’il n’y avait aucune raison que je me méfie. Je vins m’appuyer contre lui. Quelques minutes après, il commença à me parler sur un ton que je ne saisissais pas trop, d’une voix que je ne lui connaissais pas non plus. Par contre, il me posa des questions que je ne trouvai nullement bizarres :

« As-tu déjà mangé ? »

« T’es-tu rassasiée ? »

« Voudrais-tu que j’aille te chercher autre chose ? »

Je répondis que ça allait. Il se déplaça quand même et alla me prendre un bol d’ice cream au frigo. Les enfants ne refusent jamais une glace. Je la pris et commençai à la déguster. Lui, pendant ce temps me toucha les épaules et commença à me les masser. Je n’avais jamais eu de père, je ne savais donc pas comment un père agissait avec sa fille. Comment il pouvait la toucher ni ce qui était correct ou pas. Et puis ce n’était rien, vu qu’il était celui qui s’approchait le plus de l’image paternelle que j’avais. Je le laissai faire et continuai à manger ma glace.

Il me caressa ensuite les cheveux puis il descendit pour aller bien plus bas. Il toucha mes seins… ou du moins ce qu’un enfant de 8 ans au physique normal a comme seins ! Là, je me raidis. Ma mère ne m’avait jamais touché les seins ainsi. Il se rendit compte de la réticence de mon corps. Il me tourna la tête me sourit, m’embrassa d’une manière dont un adulte n’embrasse pas un enfant, mais n’insista pas. Ce fut le début d’une longue série de touchés bizarres.

De temps en temps, quand j’étais seule avec lui, il recommença. Au fil du temps, je me suis habituée à cela, et me suis dit que c’était ainsi que les pères témoignaient de leur amour envers leurs filles : en leur caressant les seins !

Je sais que c’était à elle de me protéger et de ne pas laisser n’importe qui rentrer dans sa vie… dans nos vies; mais, loin de moi l’idée de blâmer ma mère, parce qu’en grandissant, je compris que cela aurait pu arriver à n’importe quelle femme. Après tout, si une femme ne peut pas se fier à son homme ou à des membres de sa famille, eux qui sont censés l’aider à supporter le poids bien lourd de cette vie, en qui, pourra-t-elle avoir confiance ? D’autant plus que le mal peut se présenter parfois sur une forme tellement belle, qu’il nous est très difficile de croire qu’il puisse être ce qu’il est !

Mon beau-père était la gentillesse personnifiée. De toute ma vie, jamais je ne crois l’avoir vu hausser le ton ! Ni sur les inconnus, ni sur ma mère, ni même sur moi quand, alors que comme, tous les enfants, je faisais parfois n’importe quoi. Je ne croiyais pas non plus l’avoir déjà vu dire non à l’un de nos caprices, ma mère et moi. Au contraire, il faisait plus que le nécessaire. Dire qu’il nous gâtait, était peu dire ! Le type se dépassait continuellement. Il nous sortait de temps en temps, nous achetait des cadeaux très souvent, certains, sûrement qui dépassaient ses moyens, il envoyait des fleurs à ma mère sans raison particulière, etc. Comment oser penser qu’un être aussi parfait pouvait être aussi malsain ?

Je crois qu’une fois, j’avais laissé un indice à ma mère involontairement. Mais tout comme l’enfant de 9 ans que j’étais n’avait pas compris le poids de ce qu’elle disait, la grande personne qu’était ma mère ne l’avait peut-être pas compris non plus, ou du moins, préférait penser que mes mots provenaient de l’imagination bien trop fertile d’un enfant qui, comme tous les autres, ne sait pas qu’on ne doit pas dire tout ce qui nous passe par la tête.

Faute à la surcharge due à son travail, mon beau-père était obligé de s’absenter. Nous restâmes seules à la maison pendant plusieurs jours. Il nous manquait à toutes les deux et surtout, j’avais envie d’une glace. Je me souviens avoir dit à ma mère :

« Quand est-ce qu’il rentre, Carlos. Il me manque. Je veux une grande glace, un gros bisou, et qu’il me caresse les seins. »

Ma mère aurait dû comprendre que quelque chose clochait dans la dernière phrase et qu’il fallait au moins qu’elle ouvre l’œil. Ne serait-ce que pour avoir des idées claires là-dessus. Au lieu de ça, elle en avait ri et m’avait répondit :

« Bientôt ma chérie… Il rentrera bientôt ! »

À sa rentrée, j’ai été lui sauté au cou. Et comme d’habitude, il nous avait encore apporté des cadeaux. Le soir même, les mêmes petits gestes reprenaient. Il me retouchait les seins, mais osa beaucoup plus cette fois. Le fait de lui avoir sauté au coup lui fit prendre confiance : il toucha aussi ma culotte. Une fois… Deux fois… Trois fois… Il répéta le même geste trois fois, puis ensuite, il me caressa la zone intime. Je me souviens de ce que mon cerveau d’enfant incompréhensif avait ressenti à cet instant-là. La douceur que son geste me procura me fit peut-être penser que c’était bien.

Le bien et le mal sont des sujets quelques fois difficiles pour les enfants. La limite pour eux est dans la douleur, la tristesse, les actes brusques et la colère. En-tout-cas, je me souviens que c’était à cela que je faisais la différence. Je ne hurlai pas. Je n’étais pas paniquée. Au contraire, j’en riais. Il n’insista pas cette fois. Il riait avec moi… De moi, sûrement ! Mon cerveau d’enfant de l’époque ne pouvait nullement interpréter son rire. Ensuite, il s’en alla.

Ce jeu machiavélique dura plusieurs mois avant qu’il ne passe à la vitesse supérieure. D’ici là, il entrait dans ma tête pour me manipuler. Ses méthodes étaient multiples et passaient des plus simples : il me défendait chaque fois que ma mère me réprimandât par exemple, ou me montrait qu’il se souciait de moi, aux plus compliquées : il faisait en sorte que je me dise que ce qu’il faisait était correct, que c’était bien pour mon épanouissement et que c’était ce que tous les pères faisaient à leurs enfants. Par ces actes et tant d’autres, il me montait contre ma mère… Contre moi-même !

À suivre…

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Sois à moi, Marie


Pierre vient de survivre au pire. Des hommes ont failli le tuer. Il connaissait l’un deux. Il le savait mauvais, mais pas à ce point. Sa tête est en train d’exploser. Doucement, sa mémoire recolle des bribes de souvenirs et le premier qui lui revient en tête est l’image de l’homme, une arme en main, lui demandant de s’agenouiller devant lui.

– Je dois t’emmener à l’hôpital, lui dit quelqu’un.

Légèrement surpris, il lève la tête et voit Marie. Un autre souvenir lui revient : il venait d’apprendre que le petit ami de cette dernière était un arnaqueur de la pire espèce. Il l’avait appelée pour l’avertir. Elle lui avait demandé d’aller l’attendre chez elle afin de discuter.

Sachant qu’il court le risque d’une commotion cérébrale, il obéit sans broncher. Arrivé à l’hôpital, une doctoresse le soigne. Plus de peur que de mal, ce n’est pas trop grave. Elle lui coud la tête pour stopper l’hémorragie et lui prescrit des médicaments contre la migraine. Il sort de l’Hôpital avec Marie qui ne l’a pas lâché d’une semelle.

En chemin, il lui explique tout. Elle n’ose pas croire que René, l’un des hommes qui ont frappé Pierre, voulait lui extorquer quoi que ce soit. Elle ne voulait surtout pas croire qu’accompagner de plusieurs autres individus, pour prouver elle ne savait quoi, il avait osé demander à Pierre de se mettre à genoux devant lui et de l’appeler « Maître ». Pierre se met en colère. Comment pouvait-elle réagir ainsi ? L’amour l’aveuglait. Lui, il veut la protéger à tout prix… même contre sa volonté !

Il décide de déposer plainte contre René pour tentative d’homicide. Vu l’homme qu’il était, la police de ce pays qui, en général, reste muette aux complaintes de la population, ne tarde pas à prêter main forte à la justice. Elle interpelle René rapidement et le met en prison. Ce dernier, dans la merde jusqu’au cou, n’avait pas pu fuir à temps. Il avoue son crime, mais avance au juge que ce n’était qu’un accident, qu’il ne voulait que se protéger.

Le juge était un vieil ami de Pierre. Ils avaient fait l’école primaire ensemble. Il fit durer le procès. Marie était dans tous ses états. Selon elle, René ne méritait pas cela. Elle se sentit coupable : elle avait invité Pierre chez elle en croyant que René était déjà parti. Et puis d’ailleurs, il ne connaissait pas Pierre avant. Il avait sûrement cru que c’était un cambrioleur, et c’était sûrement la raison pour laquelle il l’avait frappé. Pierre à cause du coup avait sûrement confondu les choses. Elle ne voulait pas croire que son doux René pouvait commettre pareil crime avec préméditation. Du mieux qu’elle le pouvait, elle l’aidait et lui payait les meilleurs avocats, mais les résultats tardaient à venir.

Trois semaines passèrent. Des gardes, payés par Pierre, avaient battu René. Il était complètement défiguré et faisait peine à voir. Marie voulait faire quelque chose, mais on est en Haïti, là où, bien plus qu’un luxe, le système judiciaire est quasiment inexistant. On allait sûrement encore le frapper. Apparemment, il s’était disputé avec un autre prisonnier, il ne savait pas qui il était et l’avait frappé au visage. Grâce à l’intervention des gardes cela n’était pas allé plus loin, mais par la suite, on lui apprit que ce dernier était Rayiman, un criminel spécialisé dans les techniques de tortures.

Il lui avait proposé un marché : un doigt contre sa vie. Si René ne voulait pas qu’il lui fasse du mal, il devait se couper un doigt avec des ciseaux devant tous les autres prisonniers. Rayiman lui laissait juste le temps de récupérer de la bastonnade des gardes. Psychopathe, il jouissait de chaque instant de douleur. Il aimait l’idée qu’à chaque fin de rétablissement, René allait encore amèrement souffrir. René tremblait de peur. Il fallait que cela finisse le plus rapidement possible.

Marie consulte l’avocat. Ce dernier lui dit que le seul moyen pouvant accélérer la libération est que Pierre retire sa plainte. Vu combien celui-ci était obstiné, les chances que cela arrive étaient très minces. La situation se présentait très mal. Marie ne lâche pas son téléphone. Elle essaie d’appeler Pierre plusieurs fois, mais ce dernier ne décroche pas.

Il est passé 18 heures, il devait être chez lui ou à son bar. Elle prend la direction de sa maison : une superbe villa à Morne Calvaire, un quartier huppé de Pétion-Ville. Elle ne pouvait pas baisser les bras sans avoir tout essayé. Effectivement, Pierre est chez lui.Elle le trouve assis sur la terrasse, son chien à côté de lui.

– J’ai essayé de te joindre, lui dit-elle.

– Je sais, répondit-il.

– Et pourquoi tu ne m’as pas répondu ?

– Cela ne valait pas la peine !

– Depuis quand je ne vaux plus la peine ?

– Depuis que tu as décidé de fermer tes yeux sur le réel. Tu vis dans un monde imaginaire Marie. Tu t’obstines à protéger un arnaqueur, qui plus est, se révèle être un potentiel assassin. J’aurais pu mourir…

– Je sais, et j’en suis désolée. C’était un accident. René ne mérite pas ce qu’on lui inflige en prison…

– Au contraire, la coupe Pierre. Il le mérite amplement. Il est avec ses semblables, les criminels comme lui.

– Mais, Pierre, René n’est pas mauvais.

– Il l’est, hurle Pierre !
Marie reste silencieuse pendant un moment, puis dit ensuite :

– Il est en affaire avec Rayiman. Ce psychopathe peut tout lui faire. Aide-le, je t’en supplie. Je suis prête à te donner tout ce que tu veux.
Les yeux de Pierre s’agrandirent. La conversation prend d’un seul coup une tournure intéressante.

– Tout, tu dis ?

– Tout ! répète-t-elle.

– Je veux que tu le quittes et que tu viennes me rejoindre. Je t’aimerai comme tu le mérites, Marie. Je sais que j’ai été maladroit et que tu mérites mieux que ça. Je me comporterai mieux cette fois. Je m’ouvrirai à toi. Je lutterai pour toi. Je ferai tout pour te retenir, si tu tombes, je te soutiendrai. Je resterai pour le meilleur et le pire. Quand tu auras besoin de moi, je serai là. Quand tu auras besoin de soutien, je te soutiendrai. Et quand, en plein désert, la nuit, tu ne verras pas une lueur, tu tourneras ta tête et tu me verras derrière toi, à te suivre partout et à prendre soin de toi. Sois à moi, Marie !

– Je ne peux pas, répond Marie en larmes ! Je sais que tu m’aimes et que je compte pour toi énormément, mais je ne peux pas. Je ne puis me l’expliquer, crie-t-elle.
Pierre se sent impuissant. Sur l’instant, il se déteste et il veut hurler, aucun son ne sort ! Marie voit sa douleur. Elle s’approche de lui. Ils pleurent ensemble. L’un essuyant les larmes de l’autre. Leurs têtes se frôlent.

– Je t’aime, lui dit Pierre !

– Je sais, répondit-elle en lui essuyant les larmes !

Les secondes deviennent éternité. Marie l’embrasse. Le cœur de Pierre bat la chamade. Il ne peut contrôler ses sens. Il répond à son baiser et là, sur la chaise de la terrasse, les choses prirent une autre tournure. Marie vient sur lui. Ils se caressent. Marie sourit, son visage paraît soulager. Elle lui enlève son T-shirt et commence à lui faire des suçons au cou. Pierre gémit. Il avait besoin d’elle. Chaque geste, chaque caresse, chaque baiser lui donnaient l’impression, que tout le stress de son corps, toutes les tensions s’évacuèrent. Elle déboutonne son corsage et commence à se frotter à lui. Des mouvements de va-et-vient visant à stimuler son paradis. Elle déboutonne son soutien-gorge. Il l’embrasse partout. Elle aime cela, elle comprend qu’il est bon au lit. Elle enlève le short qu’elle porte, et se remet sur lui en continuant à l’embrasser. Elle le veut en lui. Ils entendent un bruit. Quelqu’un appelle Pierre et l’esprit de ce dernier revient à lui.

– Nous ne pouvons pas faire cela, lui dit-il calmement. Ce n’est pas de moi que tu veux.

L’excitation de Marie est à son comble. Elle essaie de l’embrasser de nouveau. Il recule. Elle réessaie, il la retient.

– Nous ne pouvons pas, répète-t-il.
Elle pleure, se lève, se rhabille rapidement en prenant la direction du parking. Elle regarde derrière elle une dernière fois.

– Si tu le laisses en prison, tu y laisseras une partie de moi, dit-elle à Pierre.

Pierre ne répond pas.

Le lendemain, l’avocat appela Marie tôt dans la matinée. René allait être libre. La plainte avait été retirée.

Du Droit des femmes à disposer de leurs corps!

Comme beaucoup de jeunes Haïtiens, je n’ai de respect pour quasi aucun politicien de ce pays. Ce n’est pas un secret: j’estime sérieusement que la politique en Haïti fait parti de ses énormes tas de merde qui nous font douter qu’un quelconque nettoyage est possible (J’ai mis « douter » 😐). La raison: nos politiques. Ces gens qui, en plus d’être les plus gros tas de déchets de nos 27.750 km2, sont longtemps pire que la toxine botulique (produit le plus toxique au monde, qui cause la mort par asphyxie) et plus dévastatrice que les maladies cardio-vasculaire (plus grande cause de décès au monde), le cancer, la drogue ou les catastrophes naturelles (ils ont tué plusieurs fois plus de monde que le tremblement de terre de 2010 🙆🏾‍♂️🤦🏾‍♂️). Mathias Pierre fait parti des politiciens Haïtiens. Je ne suis ici ni pour parler de son parcours politique 🤮, ni pour répéter, comme le font souvent les grandes personnes (il en est un 😳) de se préoccuper de ce qui lui regarde, ni même pour paler de lui (ouf!). Je suis tombé sur un Tweet qu’il a fait le 27 décembre 2020 (ci-joint le link: https://twitter.com/MathiasPierre00/status/1343241191752691715?s=19). Je cite: « J’ai admiré @desca_darline, ses musiques, je n’aurais jamais imaginé la voir sur la page couverture de @TICKETmaghaiti comme une prostituée.
J’ai 2 filles, je suis révolté de voir Darline donner ce spectacle aux jeunes femmes haitiennes. La honte! L’argent ne peut pousser à tout. https://t.co/qTzGxPAt2e. » Je ne préciserai pas que dans un « vrai » pays, faute à ce Tweet les boutons unfollow, block et report de Tweeter auraient déjà été pressés un nombre incalculable de fois (oups! je viens de le faire 😅🚶🏾‍♂️). Cependant, je me demande de quel droit cet « individu », soit disant personnalité publique, ose juger la manière de s’habiller d’une personne (une autre personnalité publique en plus 😏) et lui manquer de respect en même temps.
L’Habeas Corpus précise que le premier droit d’une personne est de disposer de son corps comme bon lui semble. Il aurait dû le savoir, le type: il est un politicien 🙄. Toute femme a le droit à la fois de faire ce qu’elle veut de son corps, mais aussi de s’habiller et de se prendre/faire prendre en photo librement sans risquer de tomber sur un « specimen » comme Mathias Pierre. C’est à cause de ce genre d’homme que les femmes pensent que tous les hommes sont des porcs.
Les hommes, depuis toujours se promènent à moitié nu. Cela n’a jamais dérangé personne. Personne ne nous traite de prostitué pour cela. On accepte donc qu’un homme peut disposer de son corps (son premier bien), comme bon lui semble. Ce n’est pas le cas pour les femmes faute à la société (la conne!). Pourquoi donc ce ne serait pas correcte pour elles!? Pourquoi devraient-elles en permanence subir nos jugements et recevoir nos pierres pour avoir fait ce qu’elles veulent de ce qui leur appartient!?
Patricia Camilien a dit dans l’un de ses articles: « Si une femme veut poser nu. C’est son droit. Si elle préfère se couvrir. C’est tout aussi son droit. Tant que c’est son choix plein et entier, ce n’est ni anti-féministe, ni anti-femmes. »
La société doit changer. Mais pour qu’elle le fasse, nous devons d’abord changer notre mentalité et nos manière de voir le monde et les autres. Arrêtez de dire n’importe quoi de l’autre parcequ’il a un comportement différent du votre. Cessez les hypocrisie! Arrêtez les jugements basés sur les apparences. Mais surtout, respectez autrui et sa vie privée.
Toute femme est libre. Qu’elle fasse ce qu’elles veux de sa liberté. Cela ne regarde qu’elle et elle seule.
En lingerie, en petite tenue, comme une none, en jean, avec une robe, comme une musulmane ou même nue, posez comme bon vous semble, mesdames. Faites le parce que c’est votre choix. L’avis des cons ne doit pas compter si cela vous apporte du bonheur et vous fait vous sentir bien dans votre peau. Si ce n’est pas une raison suffisante à votre sens, rappellez-vous de ceci: ce qui est beau est fait pour être admiré, et votre corps est la plus grande merveille de ce monde de fou.

P.S.: le nom de mon article est le même que celui de l’article de mon professeur: Patricia Camilien. Ci joint le sien:

https://laloidemabouche.ht/2017/12/24/du-droit-des-femmes-a-disposer-de-leur-corps/amp/?__twitter_impression=true#top

Un homme peut-il être féministe?

Je suis un homme, je suis féministe.

Drôle de manière de commencer un article. Une question est posée au titre et la réponse se trouve déjà dans la première phrase 😆.
Récapitulons: tout d’abord, qu’est-ce que le « féminisme »?
C’est un ensemble de mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société.
Le mouvement vise l’égalité entre les hommes et les femmes économiquement, culturellement, socialement, juridiquement, politiquement, etc.
Nous savons tous que nous vivons dans un monde machiste qui, depuis belle lurette préconise la supériorité de l’homme sur la femme (même la grammaire nous fait chier avec son putain de règle: le masculin l’emporte sur le féminin 🤮😅). Dans le temps, le plus important pour diriger, se faire écouter, faire valoir ses droits, gagner des combats, etc. était la force physique (Gwosè ponyèt ou, gwosè pouvwa w 💪🏾). Cette manière de voir les choses a favorisé, bien entendu, l’homme qui, biologiquement, possède des atouts en matière de force physiques supérieurs à la femme, qui est moins apte à répondre face à ce type de force (entre autres, certaines notions de la mutation génétique remettent en question ce point, mais ça, c’est à la fois un autre débat et c’est complexe aussi… 🚶🏾‍♂️). Grâce à cet atout l’Homme a dépeint la Femme comme « le sexe faible ». Et:
-D’abord il a joué sur cela pour faire en sorte qu’il soit le seul sexe à pouvoir grandir de manière épanouie: un exemple parmi tant d’autres: les femmes n’avaient pas droit à l’éducation, ou pire encore: elle n’avaient pas le droit de prendre la parole en public. Il est scientifiquement prouvé que grandir le plus épanoui possible, favorise l’intelligence entre autres. Pour ceux qui n’ont pas encore tiré conclusion de la phrase précédente, cela veut dire que dès son plus jeune âge, la société à mis les meilleures armes à la disposition des Humains de sexe mâle.
– Ensuite Il a joué sur le dernier fait cité pour indiquer qu’Il n’est pas seulement plus fort physiquement, mais aussi intellectuellement, psychologiquement, etc (balivernes 🤦🏾‍♂️). Et donc, ils sont les plus rationnels, les plus aptes à prendre des décisions, etc.
– Et enfin, grâce à l’éducation acquise (êtres les seuls à savoir lire et écrire parmi tant d’autres 🤷🏾‍♂️), le fait d’empêcher les femmes de parler, etc. ils ont construit toutes les bases de notre société à leurs images: les religions deviennent des armes du machisme, les Dieux les plus puissants deviennent des hommes, les grandes libertés sont réservées aux hommes, les institutions sociétales sont construites de manière à faciliter l’ascension des hommes, la Loi, favorise les hommes, etc.
Tout ceci à traversé le temps et nous est resté. Ce n’est donc pas sans raisons, que presque tous les grands scientifiques de notre ère et très certainement de l’ère précédente (av. JC) sont des hommes (Pensiez-vous que c’était à cause d’autre chose!!?? 👀).
Avec l’essor de la Science, Déesse de la modernité tel que nous la connaissons,
(vous aviez remarqué que les mots « Science » et « Modernité » sont féminin? Si ça, ce n’est pas un signe… 🤣), il a fallut prouver grâce à des analyses, des données statistiques, au très léger relâchement des règlements machistes, bref, grâce à un travail de recherches énormes (l’énormité ne vient pas du travail de recherche. Prouver l’égalité à été chose pas trop difficile, par contre le faire accepter est un travail gigantesque, qui continue jusqu’à présent 😩) que toutes les théories machistes sont des âneries n’ayant aucune base scientifique, aucne base rationnelle, aucune base logique. (Que les religieux laissent le « divin » en dehors de l’histoire, lui aussi est remis en question par la science 😅). Et, Voyez-vous, la majorité des scientifiques sont des hommes (hm 😏).
Cependant, pour que la Science fassent ces recherches et ces analyses, il a fallut l’intervention des FÉMINISTES. Qui a d’abord commencé par permettre aux femmes de parler, qui a aidé à ce qu’on ne les considère pas comme des êtres impures, qui a permis de comprendre qu’avoir ses règles ne fait pas d’une femme un être sale, qui a travaillé à ce qu’elles puissent-être éduquées, qui leur a aidé à entrer dans le millieu scientifique (le Droit des femmes a entré à l’université est récent), ou encore, plus récemment, qui leur a permis d’accéder au Droit de vote, etc.
Si nous le regardons avec les yeux qu’il faut, nous comprendrons que bien avant d’être un combat pour l’ÉGALITÉ DES GENRES, le FÉMINISME, est d’abord un combat pour la VÉRITÉ, d’où l’intervention de la SCIENCE et un combat CONTRE LES INÉGALITÉS ET LES DISCRIMINATIONS DE TOUT GENRE, ce qui devrait TOUS NOUS CONCERNER. C’est donc un combat pour l’HUMANITÉ. Dans ce regard, repose la réponse à la question posée au titre.

Je me dis assez souvent que notre problème, à nous les Humains (même si j’ai dit « nous » je ne sais pas trop si ça me concerne, 😅), est avec la notion d’Égalité. Notre égoïsme fait que nous ne voulons pas accepter que quiconque soient au même niveau que nous, aient la même chance que nous, soient traités de la même manière que nous, etc. Ceux que l’on écoute le plus, en profitent, pour nous faire comprendre que l’ennemis c’est les autres (l’enfer c’est les autres lol). Par « les autres » j’entends tout ceux auquels « ils »/ »nous » ne s’y/nous identifient/ions (ne pas s’identifier à x ou y, ne veut pas forcément dire qu’ils ne nous ressemblent pas vraiment 🙃). D’où la création du machisme, du racisme, de l’homophobie, de l’esclavage etc.

Frantz Fanon a écrit dans l’un de ses textes (je ne me souviens pas trop duquel 🤦🏾‍♂️) qu’appuyer une forme de discrimination était les appuyer toutes ». De même qu’en tant qu’humain, je ne dois pas appuyer le racisme, je me dois en tant qu’humain, de ne pas appuyer le machisme ou toute autres formes de discrimination, qu’elle soit directe, indirecte, structurelle, ou institutionnelle (oui, l’homophobie fait partie de la liste 😐). Pour répéter Fanon, dans Peau noire, masque blanc: « Chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, il me faut me sentir solidaire de son acte ». Par ce qu’en fait, l’Humanité est ce qui doit compter. Dès qu’on comprend ceci, on comprend plein de chose. On peut s’identifier à l’autre et saisir qu’à chaque fois, qu’un humain ou qu’une humaine, est rabaissé (e), chaque fois qu’on marche sur ses Droits sa dignité et son être, chaque fois qu’on essaie de l’étouffer et de l’empecher de jouir de ses compétences ou de ses moyens, chaque fois qu’il ou elle est victime, NOUS LE SOMMES TOUS.
Black Lives Matter, Féminisme, Révolution anti-colonialiste et anti esclavagiste, lutte pour valoriser le droit des handicapés, lutte contre l’homophobie, lutte pour faire respecter les Droits des enfants, lutte contre la pauvreté, lutte contre les violences policières au Sénégal, lutte pour diminuer le nombre d’attentat terroriste dans les pays du Nord, lutte pour le respect des droits des minorités un peu partout dans le monde, lutte anti-viol etc.
Ces combats sont pour l’humanité…
Ces combats nous concernent tous!

Nou tout konte

Byenèt ak lavi chak grenn moun enpòtan!


Sur ceux, je vous dit ciao 🙋🏾‍♂️, et à la prochaine 🚶🏾‍♂️…


PS: Je suis un homme. Et en tant qu’homme, je ne suis pas seulement féministe, je suis contre toute les formes de discrimination et d’abus ✊🏾.

Si c’est de la baise que tu veux, dis-le lui!

Il existe au moins un million de moyens de coucher avec une femme en lui montrant que c’est ce qu’on voulait (que les violeurs, et les potentiels violeurs n’interprêtent pas mes mots comme bon leur semble 😡). Nul besoin de mentir sur ce qu’on ressent, de jouer un rôle qui ne nous convient pas (j’ai mis le verbe « convenir », c’est une précision 😅), ou d’inventer des sentiments qui n’existent pas.
Je n’ai jamais compris pourquoi les Haïtiens, ont toujours le reflexe de promettre à tort ciel et terre à une femme afin d’atteindre leurs objectifs (Je viens de mentir 🤭). C’est culturel, je pense. Notre société nous indique: si tu fais la cour à une dame, il te faut absolument lui dire que tu l’aimes 🙄. Nous sommes ces hommes qui rencontrent une femme pour la première fois à 16h, et qui lui balancent à 16h01 qu’on est fou amoureux d’elle 😭😂. Je ne suis pas comme ça! (Malgré le fait que j’aie mis le pronom « nous » dans la phrase d’avant 😅).
À mon sens, si l’on veut coucher avec une femme on le lui dit, ou on le lui montre (M pa di monte sou moun nan tankou yon gwo gwayil non svp 😒). Si elle veut, elle acceptera et saura que la relation que vous entretenez ensemble se résume au sexe. Elle ne se fera pas de fausses idées, ou du moins, si elle s’en fait, elle saura à quoi s’attendre. Cela diminuera le nombre de dégâts que nous causons d’habitude en matière de relation amoureuse.
Bon nombre de personnes me diront que mon point de vue a des failles:
-Certaines femmes ne coucheront jamais avec un homme qui n’est pas leur petit ami (je n’en suis pas trop sure lol). Si la seule condition pour que tu couches avec elle est qu’il vous faut être « ensemble », et que tu ne veuilles pas de cela, j’ai une solution: LAISSES TOMBER! Mache pòs ou 🚶🏾‍♂️! Ne lui donnes pas de faux espoirs.
– Pourquoi jouer cartes sur tables, et risquer de tout perdre, quand on peut bluffer et atteindre ses objectifs? La dépression, vous connaissez 🤔!? C’est une maladie grave. Et bon nombre de personne rentre en dépression après une relation amoureuse décevante. Il arrive qu’elles mettent ou essaient de mettre fin à leurs jours. N’ayez pas cela sur la conscience! Il arrive aussi qu’elles tentent de mettre fin aux jours de celui ou celle qui leur à fait du tort. Ne soyez pas la cause de vos malheurs!
-Notre société n’est pas assez ouverte pour cela. Les sociétés changent, non🤷🏾‍♂️!? Et, en fait, les actions des gens qui y vivent précèdent toujours les changements ✊🏾.
-Aucune femme ne coucherait avec un homme juste pour le fun. En plein 21e siècle vous croyez encore à cette ânerie 😳!
– Elle pensera peut-être que je la chosifie. Cette pensée est idiote 😒. Ce n’est pas ça, chosifier les gens. Les utiliser pour atteindre des objectifs, oui.

Je ne suis pas là pour énumérer les techniques de dragues. Je n’en connais que quelques-unes. Par contre ce que je sais, c’est qu’il n’est pas difficile d’ouvrir une porte, quand la propriétaire de la maison voulait déjà qu’on y fasse la visite. Et ensuite, une relation amoureuse peut aussi commencer par une relation uniquement d’ordre physique. En progressant ou avec le temps et les habitudes, si vous voulez passer à une autre étape, vous le ferez, si par contre vous voulez passer à autre chose, vous le ferez aussi en diminuant les risques de zins, de haine, ou de vous faire des ennemis qui auraient pu rester dans votre vie.
Parce qu’en fait, l’une des grandes raisons pour lesquelles il y a toujours des problèmes quand une histoire de cœurs se termine est qu’au moins l’une des deux personnes sente qu’elle est sortie perdante dans la relation 😭: soit qu’elle a tout donné alors que l’autre, non; soit que le niveau d’effort qu’elle a déployé pour que ça marche a été proportionnel à celui de l’autre pour tout gâcher; soit que l’autre s’est jouée d’elle, en mentant et en exploitant ses faiblesses; ou encore parce que si elle avait compris vos intentions avant, elle aurait su comment se protéger (si protéger nos cœurs, nous pouvons 😵). D’où la différence en jouant la carte de la vérité: l’idée tente parce que si vous vous y prenez bien (je répète: si vous vous y prenez bien! 😅), la personne se souviendra que le sexe est un jeu gagnant/gagnant. Pourquoi ne pas jouer quand on sait à l’avance qu’on gagnera (bon, il y a aussi le risque de tomber sur un mauvais coup😅… gaspillage de pêché! tchups💀😂).
Oh! 🤦🏾‍♂️Et j’ai failli oublier une chose importante: on ne tombe pas amoureux souvent, par contre, du désir, on en éprouve tout le temps. Ce qui veut dire, que le nombre de chance qu’une personne aie envie de toi (je n’ai ni dit qu’elle passera à l’acte, ni dit qu’elle ne domptera pas ses désirs 😅) est longtemps supérieur au nombre de chance qu’elle tombe amoureuse de toi. Et ce sentiment est très fort vu qu’il est toujours là, malgré le fait que la société s’efforce à nous inculquer que ce n’est pas bien de coucher avec des gens qui ne sont pas nos mennajs (en créole nul besoin de précision sur le genre du mot 🤗🙃), et que nous le combattions ardemment chaque jour (on éprouve même du désir pour des inconnus qui sont à mille lieux de nous, wtf!? 🧐). Pensez à cela, quand vous aborderez une femme, messieurs 🙂!

En tout cas, sur ceux, je vous dit ciao 🙋🏾‍♂️, et à la prochaine 🚶🏾‍♂️…

PS: Les femmes aussi rendent amoureux des hommes juste pour la baise. Changer ce qui est au masculin par le féminin est aussi une option 😉🤣.

La misogynie, seule vraie Reine dans la Bible

Les femmes ont depuis longtemps été bafouées. L’oppression des hommes sur elles remonte à plusieurs millénaires, bien que certains historiens avancent qu’il n’en avait pas été de même dans toutes les cultures.
Alors que de nos jours, nous avons l’impression que d’énormes progrès ont été faits, la bataille reste toujours rude, et, s’il y a un endroit au monde qui nous donne l’impression qu’elle est à ses tout débuts, c’est bien sur dans les sectes religieuses. Ce n’est pas un secret, les 3 religions les plus populaires: « Le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme » toutes construites sur les même bases, reduisent les femmes à un état inférieur, les voient comme des êtres faibles faits pour plaire et assouvir les désirs des hommes.
Le travail qui va suivre va être axé sur l’une d’entre elles: le Chritianisme, religion la plus populaire en Haïti, et son livre clé: La Bible, misogyne, par excellence.
Nous allons ensemble voir 12 points où la Bible diminue ou chosifie les femmes (bon après, si une femme veut continuer à être chrétienne, c’est son choix, tout de même 😅):

I- À propos de la soumission:
Selon la Bible, une bonne femme est une femme soumise. Tout au long de la lecture de l’un des livres qu’on dit « sacré » nous verrons que les qualités éxigées d’une femme pour qu’elle soit bonne, correspondent aux qualités d’une personne soumise… une personne qui exécute les ordres sans discuter et qui n’est là que pour faire plaisir à son mari (une esclave! 😅)
La soumission est une exigence: -Ephesiens 5 vs 22: « Femmes soyez soumise à vos maris, comme au Seigneur »
– 1 Pierre 3 vs 1: « Femmes, que chacune soit de même soumise à son mari… »
De multiples autres versets abordent le sujet dans le même sens.

II- Est-ce qu’une femme est libre de ses mouvements selon la Bible?
1 Corinthiens 11 vs 3: « Je veux cependant que vous le sachiez : Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu est le chef de Christ. »
Un chef est celui qui dirige, qui commande (definition Larousse). Si l’homme est chef de la femme il est celui qui la dirige et la commande. La femme n’est donc pas maîtresse de ses mouvements, elle doit obéir et servir son dirigeant/commandant (au doigt et à la baguette 😅). Assouvir tous ses désirs puisqu’en plus du fait qu’il soit son chef, elle lui est soumise.

III- À propos de la prise de parole en public et du droit au vote:
Première épître de Paul au Corinthiens, Chapitre 14 vs 34-35: « Que les femmes se taisent dans les assemblées: elles n’ont pas la permission de parler; elles doivent rester soumises, comme dit aussi la Loi: Si elles désirent s’instruire sur quelque détail, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Il n’est pas convenable qu’une femme parle dans les assemblées. »
Bon oui, je sais déjà que vous me direz qu’il est claire que cela va au-delà de la prise de parole et que vous me demanderez où il est question du Droit au vote. Selon vous, une personne qui n’a pas droit à la parole et aux décisions peut-elle voter!?🤔
Je suis axé sur ces points uniquement, par ce que dans l’ère que nous vivons la Liberté d’expression reste l’un des Droits fondamentaux de l’homme, et le droit de vote (pour tous, hein!) est intrinsèque à toute démocratie (je ne sais pas trop si cela concerne Haïti tout à coup 😅🚶🏾‍♂️).

IV- La femme vient de l’homme. Elle est crée pour l’aider et le segonder:
Genèse Chapitre 2 vs 20-23:
« L’homme désigna par leur nom tout bétail, tout oiseau du ciel et toute bête des champs, mais pour lui-même, l’homme ne trouva pas l’aide qui lui soit accordée. Le SEIGNEUR Dieu fit tomber dans une torpeur l’homme qui s’endormit; il prit l’une de ses côtes et referma les chairs à sa place. Le SEIGNEUR Dieu transforma la côte qu’il avait prise à l’homme en une femme qu’il lui amena. L’homme s’écria: «Voici cette fois l’os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci, on l’appellera femme car c’est de l’homme qu’elle a été prise.» »
Tout a été dit, je crois… bon après si une femme aime l’idée qu’elle soit créée pour aider l’homme (non pas elle même 🤷🏾‍♂️), le segonder et lui porter assistance (hm!), libre à elle.

V- À propos de l’enseignement:
1er épître à Timothée chapitre 2 vs 11-12: « Pendant l’instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de dominer l’homme. Qu’elle se tienne donc en silence. »
La connaissance est l’une des plus grandes forces, nous le savons tous. Nous savons aussi que la Bible n’est pas trop pour l’éducation des femmes (J’ai mis « trop » vous avez vu 😅). Dans ces deux versets, elle est allée beaucoup plus loin, La Bible: selon elle, aucune femme ne devrait enseigner.
Et cette obsession constante à la soumission qui revient encore (ne devrait-on pas remplacer le mot « encore » par « toujours »!? 🤔).

VI- À propos de l’inferiorité des femmes noirs (Racisme) par rapport aux autres:
Cantique des Cantiques 1 vs 5: « Je suis noire, mais je suis belle… »
Le mot « mais », les amis… Le mot « mais » 👈🏾!

VII- La Bible est contre les bijoux, les ornements de toute pièce, le maquillage, bref, tout ce qu’une femme pourrait utiliser pour se sentir bien dans sa peau:
1 Pierre 3 vs 3-4:   » Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. »
La Libre disposition n’est pas un droit que la Bible reconnaît, très certainement (😅).

VII- À propos de l’infidélité de la femme:
Si un homme soupçonne sa femme de lui être infidèle (sans preuve!), il est écrit qu’un prêtre dira à la femme après une cérémonie: « Que l’Eternel te livre à la malédiction et à l’exécration au milieu de ton peuple ! Qu’il fasse dépérir tes cuisses et enfler ton ventre,  que ces eaux de malédiction pénétrant en toi produisent cet effet ! » La femme répondra : « Oui, qu’il en soit ainsi ! » Nombre 5 vs 21-22. Il est mentionné qu’elle en sera épargnée si elle n’est pas coupable, but bof… (l’impression que je penche un peu, là😅😂). Rien n’est dit au cas ou se serait la femme qui, jalouse, soupçonnerait l’homme de voir ailleurs (Hm! comme dirait un sage: « Tout ceci est louche » Kalash ft Damso Mwaka Moon😅).
Si le mari a des preuves contre sa femme, je ne pense pas qu’il me faut écrire ce qu’il adviendra d’elle. Nous savons tous que la Bible indique tellement de manière de tuer une femme infidèle, ou une femme qui a couché avec un homme sans en être marié. Et tout au contraire, aucune histoire ou les hommes sont tués pour les mêmes raisons n’a été rapportée à ma connaissance (à votre connaissance aussi peut-être lol).
Tellement misogyne, la Bible 🤦🏾‍♂️
Vous vous souvenez de la femme adultère que Jésus avait épargnée : « .. Que celui qui est sans pêché lance la première pierre ». (Faut le dire: il n’avait pas peur de dire ce qu’il pensait, ce Jésus là 👏🏾)

VIII- Le viol selon La Bible:

– Dans la Bible les femmes violées n’ont pas droit à la parole. Dina, par exemple, fille de Jacob a été violée par Sichem, fils d’Hamor. Jamais ce qu’elle ressentait par rapport à cela n’a été rapporté alors qu’elle fût la victime. L’affaire a été traité entre hommes. Son avis ne comptait même pas (lire le chapitre 31 du livre de Genèse).
– La Bible rapporte aussi, que les rois pouvaient disposer de toutes femmes sans aucune crainte, et qu’elles ne devaient pas résistées, qu’elles soient mariées, vierges, fiancées, ou pas intéressées (Le faire avec elle sans son consentement… Décidément, ça sent le viol 🤔). On arrête pas de répéter les vertus du Roi David. C’est peut-être le plus populaire des Rois de la Bible. Le fils du Bondieu, Jésus, est même l’un des de ses descendants. Cependant, il faut dire les choses comme elles sont, il est un trés bon exemple de cet argument: DAVID ÉTAIT UN VIOLEUR (on nous dira qu’il s’en était excusé auprès de son Dieu quelques fois, la mauvaise blague). Il est même allé jusqu’à faire tuer Urie, le mari de Bath Schéba, afin de s’accaparer de cette dernière. Déjà qu’il avait couché avec elle bien avant (comme je vous disais tantôt: elle n’avait pas le choix), et exigeait de son mari, en apprenant qu’elle était tombée enceinte, qu’il rentre dans son lit « qu’il la baise, quoi! » (Lire le Chapitre 11 du deuxième livre de Samuel).
Je n’indiquerai pas plus, afin d’éviter que le texte ne soit pas trop long (Woy 🙆🏾‍♂️ il l’est déjà 😅).
XI- Le statut des femmes dans la Bible:
Objet.
Dans la Bible, les femmes étaient considérées comme des objets, ou du moins comme un truc entre une esclavage et une servante, oubien les deux en même temps 🤷🏾‍♂️.
Elle étaient données en échange, devait se soumettre à leurs hommes sans discuter, n’avaient pas droit à la parole, devaient prendre soin de leurs hommes et assouvir leur désir sans discuter, devaient rester dans leurs chambres quand elles avaient leurs règles car elles étaient impures… je pense que tout le texte appui cet argument.

X- À propos des femmes stériles:
Saraï, femme d’Abram, Rebecca femme d’Isaac, Rachel, femme de Jacob (Ala fanmi pa gen chans 😅😂), Anne, mère de Samuel, et tant d’autres encore, ont ensemble un point commun: leur stérilité.
1- Leurs hommes avaient d’autres femmes, et avaient des enfants avec ces autres, et elles étaient la risée de tous.
2- Contrairement aux hommes elles ne pouvaient pas voir ailleurs.
a) Qu’est-ce qui prouve que le problème venait d’elles? Certains diront sûrement: le fait que leurs hommes puissent engrosser d’autres femmes. La réponse ne sera donc « pas vraiment correcte ». La médecine moderne nous a prouvé, à de multiples reprises que, fort souvent un homme et une femmes pouvaient, fautes à leurs gènes ou pour d’autres raisons, NE PAS POUVOIR FAIRE D’ENFANT ENSEMBLE, alors que ça marcherait facilement avec d’autres (oh la misogynie! 🤦🏾‍♂️)
b) La femme réduit à l’état de servitude le plus complet, a comme l’une de ses attributions principales de faire des enfants (oh la misogynie !🤦🏾‍♂️). Une femme qui n’enfante pas n’est pas une femme, d’où le fait qu’elles deviennent la risée de tout le monde!
Une femme qui ne peut pas enfanter n’est pas une femme selon la Bible. D’où cette obsession de donner naissance à ses semblables coûte que coûte qu’on retrouve beaucoup plus chez femmes chrétiennes que chez les hommes.

XI- Cette obsession pour les enfants mal:
Les prières et les demandes d’enfants au Dieu chrétien dans la Bible, ne sont qu’en faveur des enfants mal. Je ne mettrai pas au défi une personne capable de me prouver le contraire. Par contre je lui dirai, que je lui en serai reconnaissant 😌.
Qu’est-ce qu’il y a avec les petites filles? Manqueraient-elles d’une chose par hasard?
Oh oui! Plein! Dont le droit de gouverner ou de devenir prophète par exemple 😅.

XII- Modèle de femme de valeur de la Bible:
– Ruth est décrite dans la Bible comme une femme de valeur.
Les Chapitres 17 de Ruth 1 nous rapportent que Ruth dit à son homme: « Où tu iras j’irai et où tu passeras la nuit je la passerai ; ton peuple sera mon peuple et ton dieu mon dieu ; où tu mourras je mourrai et je serai enterrée…»
– La vertue de Ruth vient donc de sa soumission envers son mari. C’est un femme qui s’oublie pour le faire le bonheur d’un homme. Sa vie se résume en deux mots: « Son homme ». Si ce n’est pas louche, qu’est-ce qui l’est???
– Esther, l’une des plus populaires est décrite en autres comme une fille fidèle et obéissante (Dans un monde machiste « obeissance » et « soumission » des femmes sont sœurs jumelles, n’est-ce pas!? 😅)
– Saraï, femme d’Abraham, ne pouvant pas donner d’enfant à son homme, exigea de sa servante, Agar, qu’elle couche avec ce dernier afin de lui donner un enfant. Elle enfanta un garçon Ismaël. Quand Saraï put donner un fils à Abraham, elle chassa Agar et Ismael de la maison de la pire des manières à la merci du désert et des bêtes féroces. Abraham ne dit rien (Where was « Child support » at that time 😅). -Autre chose, vous devriez jeter un coup d’œil au Proverbe 31 concernant les femmes vertueuses 🙆🏾‍♂️🤦🏾‍♂️.
Les femmes qui lisent cet article devraient se questionner:
À propos du point 12: Est-ce ça les modèles de femmes qu’elles aimeraient êtres ou qu’elles trouvent corrects?
Les 12 points décrivent-ils leurs perceptions « correct » de leurs vies et de leurs choix et de leurs libertés??
Est-il normal pour une femme libre et indépendante d’être chrétienne?

Bon ben, sur ceux, ciao 🙋🏾‍♂️, et à la prochaine 🚶🏾‍♂️…


Ps: ce texte est dédié à une femme qui m’avait traité de con par ce que je ne croyais pas en son Dieu, et ne me sentais pas gêner de le dire. Qu’elle se questionne aussi, je sais qu’elle viendra lire l’article!

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